14 avril 2011 à partir de 17h 30Manon Moreau aux Éditions Delphine Montalant.
23 ET 24 AVRIL 2011EXPOSANTS et AUTEURS 2011
1 - Amelise
Jean-Claude FANTOU & Françoise LÉLIAS
2 - ANA Editions
Sophie POIRIER ; Sophie BOIS
3 - Atelier 314
Claude JACQUOT
4- Bibliothèque pour tous
5 - BDM33
H. Tonton
6 - Bio Editions
Philippe JACQ ; Christophe EPPE
7 – Éditions Caboch
SULLY
8 - Éditions Céphéïdes
Sarah WIAME
9 - Conservatoire de l’Estuaire
Jean PARIS ; Alexandrine CIVARD-RACINAIS ; Thierry RACINAIS
10 - Le Crébassou
Marie-Hélène PIERRE ; Hervé PIERRE ;
11 - Dossiers d’Aquitaine
Philippe de BERCEGOL ; Annick DESFORGES ; André DESFORGES ; Franck LAFOSSAS ; Jean-Clément ROUCAYROL
Andrée DECKER (association Dits et Écrits en Médoc)
12 - Éditions Écrit’mages
Sandra LACOSTE ; Virginie RIPOND ;
13 - Editions Epilogue
Evelyne RIVAUD
14 - Editions Milathéa
15 - Editions Noires de Pau
Céline LAURENT-SANTRAN
16 - Les Hésitations d’une Mouche
Nelly BRIDENNE ; Brigitte SERRANO ; Robert SERRANO
17 - Éditions Le Greffier
Jacqueline EPRON-BOUTINET ; Jacques BOUTINET ; Lysiane ROLLAND ; Claire MASSART ; Sophie MALIES ; Luc MONTANARI
18 - Éditions Libre d’Image
Bruno LOTH
19 - Editions l’Edune
20 - Éditions Pyrémonde
Jean CASTETS ; Jean-Paul LESCORCE ; Jean-Paul VIDEAU ; Julie JERMANNAUD ;
Eric CHAPLAIN ;
21 - Editions Le Solitaire
Marie LAUGERY
22 - Editions Vérintuva
Yurani ANDERGAN
23 - Librairie de Corinne
Sandrine DUCLOS ; Cassandre RIBEROLLE ;
24 - Librairie l’Hirondelle
Pierre BRANA ; Frédéric DUFOURG ; Nathalie BERNARD ; POPS ; Simone GELIN ; Pierre GODARD ; Judith RAPET ; Annie PLAIT ; Ketty MILLET ; Nicole BADOT ; 25 - Librairie Lesparre-Presse
Mireille CALMEL ; Jean-Pierre MÉRIC ; William GROENER ; Max OBISPO ; Cyril MONNIER ; Régine ARDILEY ; Delphine TRENTACOSTA ; Magali BERGERON-LEFRANC ; Hélène BENARDEAU
26 - Ligue des Droits de l’Homme
27 - PIT Éditions
François-Jacques GIRAUD
28 - La Puce à l’œil
Claude BURTIN
29 - Trois Enfants autour du monde
Stéphane MARAIS
30 - Patchwork Volant…
Jean-Luc THEYS
31- Divers
François GWENET ; Jean-Marie ROCHETTE ; Michel VYNS ; Jean-Michel ADDE ; Anne de GUERVILLE ; Gérard SANSEY ; Anne-Marie BOISSIERAS ; Brice MORIZE ; Romano-Vlad JANULEWICZ
LE VESTIBULE DES CAUSES PERDUESC’est l’histoire de Mara, de Robert, de Sept Lieues, d’Henrique, de Bruce, de Clotilde, de cet homme qu’on appelle Le Breton, de Flora et d’Arpad. Un retraité, un joueur de guitare, un cow-boy, un exégète de Claude Simon, une brunette maigrichonne, un taiseux, une grande bourgeoise fatiguée, un gars que la vie un jour a pris pour un punching-ball… L’histoire de gens qui dans leurs existences urbaines n’avaient aucune chance de se croiser, mais qui tous, un jour, enfilent de grosses chaussures, un sac à dos, et mettent le cap vers les confins de l’Espagne, le bout du monde, la fin de l’Europe : Saint-Jacques-de-Compostelle. Sans se douter que ce chemin vieux comme les contes emporte ceux qui l’arpentent bien plus loin que ce qu’ils pouvaient imaginer.
Le genre de livre où quand on commence, on ne s'arrête plus. On relève la tête après avoir retardé le plus longtemps possible la lecture des dernières pages. A la fin, on est un peu sonné, on se sent changé, comme après un voyage, une longue marche. Précipitez vous ! Il est à la bibliothèque...
Claude Jacquot auteur et éditeur de « Nues tout simplement » tome 1 et 2 a encore frappé très fort les esprits ! Il a présenté son film de 40 minutes en noir et blanc et son travail de photographe attaché à la résonnance et la sensibilité du nu féminin respectueux, les 17 et 18 février en deux lieux différents dans le Médoc. A chaque fois il a reçu un accueil chaleureux et bienveillant. Bientôt le tome 3, on l’attend déjà avec impatience.
« Les femmes ne sont pas regardées comme elles devraient l’être », c’est le constat amer après 25 ans de photographie en studio que dressa Claude Jacquot. Sous le diaphragme déformant des maîtres de l’image du genre féminin, pose-toi là que je dresse mon objectif érectile et que je vende ton image au prix de l’art c’est le montant du modèle rémunéré pour Jeanloup Sieff ou la femme diminuée au triptyque des seins, des fesses et du pubis pour Lucien Clergue. Cette conjuration de la réduction de la femme à ces considérations de barbaque sans esprit, insupportait Claude Jacquot. Ses séances à lui en studio s’adressaient à des modèles non professionnelles laissées libres de le la pause mais déjà nues. Et puis les murs se rétrécissant de jour en jour, il a voulu prendre l’air et aller jusqu’au bout de sa démarche et laisser entièrement la liberté aux femmes qui approchaient Claude de se mirer sans fioriture dans ses photos au naturel.
C’est aussi pourquoi, Jeudi 17 février à la bibliothèque de Grayan et L’Hôpital, on avait repoussé les bacs des livres de la section jeunesse pour dresser des chaises et le matériel de projection. Une trentaine de personnes s’étaient déplacées. Idem à Saint-Germain-d’Esteuil où la jeune et dynamique association Médoc Culturel avait invité Claude pour entendre et partager les déclarations rayonnantes de joie et de métamorphose de quelques femmes « modèles » volontaires. Ces femmes libres de 19 à tous les âges de l’existence se veulent libres de poser nu, libres de la pose et du lieu, sous l’objectif respectueux de Claude Jacquot, puisque ce sont elles qui en définitive ont choisi le ou les photos figurant dans l’ouvrage où elles apparaissent. Les retouches, Claude Jacquot ne connait pas. Ce film est comme un magnétophone dira Claude, avec certes ses imperfections techniques, ce qui lui donne aussi cette touche d’authenticité si rare. Le documentaire qu’il a réalisé retrace une partie infime de son périple sur toutes les routes de France. Claude leur apporte le livre bel ouvrage où elles figurent. Il entend par la voix et l’image leurs témoignages dans la diversité O combien à chaque fois enthousiastes. Ecoutez-les se narrer….

« J’ai osé redevenir une femme » / « Les photos m’ont donné la féminité dans sa globalité ». / « C’est une belle aventure » / « On peut être belle à 40, 50 et 70 ans » / « Je suis vachement fière d’être dedans » / « Elles ont tout fait et tu étais là, tu les sublimes » / « Tu donnes le droit à l’image à celles qui ne l’ont pas » / « Toutes ces femmes sont toutes très belles » / « C’est le plus beau cadeau ce livre, c’est magnifique d’avoir fait ça » «Ces photos, c’est la conclusion d’un travail et le départ pour la sérénité » / « j’ai trouvé ce livre magnifique, c’est une reconnaissance pour toutes les femmes » ….
Vous aurez remarqué que très souvent elles optent pour un regard collectif sur le livre. Toutes le feuillettent d’abord et ne cherchent pas en premier leur image. Il faut signaler aussi que Claude introduit son documentaire par un court extrait d’un reportage de France 3 Picardie où en très peu de temps, toute sa démarche est expliquée. Ainsi les témoignages de son documentaire qui suivent n’en sont que plus forts, même pour les personnes qui n’ont jamais vu les photos de Claude Jacquot. Et à écouter ces femmes se confier à sa caméra, on aurait presque l’impression que ce sont des amies de longue date, pourtant il n’en est rien ! Ce sont des femmes humbles, uniques, des femmes que l’on croise tous les jours. Ce sont elles qui ont entrepris la démarche de vouloir poser nu devant son objectif. Claude a tendance à dire : « je cherche des femmes qui ne cherchent pas ». A ce jeu de cache-cache, les rencontres se font principalement lors des salons du livre. Claude ne laisse pas ses coordonnées, c’est aux femmes intéressées de se dépasser pour le joindre et fixer avec lui un rendez-vous ? Tout est clair au départ.
Lors des discussions très riches qui ont suivi le visionnage, c’est étonnant, une même question a resurgi dans les deux lieux : pourquoi vous ne photographieriez pas également les hommes nus selon la démarche entreprise auprès des femmes ? Claude Jacquot est un révélateur de la femme au naturel. Tant pis pour les hommes, ils n’ont qu’à mieux se mirer dans leur propre parcelle de féminité. Il répond par cette boutade que s’il devait entreprendre un livre avec des hommes nus, il l’intitulerait : « Ni dieu, ni stade », à bon entendeur salut !
Qui sait avec Claude Jacquot, si les sentiers de la gloire sont pour bientôt ? Tant et si bien que le vendredi en se promenant à Soulac, il fut abordé par deux dames qui avaient visionné son film la veille et accusaient encore un état d’électrochoc.
Divan le terrible n’a qu’à bien se tenir…. Et si l’un des remèdes à certains soucis d’ordre existentiel pour les femmes relevait de la démarche de Claude Jacquot, à se savoir nues tout simplement entre ses pages. La suite des ravages agréables dans la reconnaissance de soi est à paraitre avec le tome 3. Les aventures de Claude Jacquot continuent au pays où toutes les femmes gomment les effets artificiels et superficiels des apparences pour se vêtir enfin de leur simple peau sensible et se sentir toutes très belles au naturel.
(Franck dit Bart qui a été à l’origine de ces deux rencontres avec Claude Jacquot tient à remercier Agnès Bézies bibliothécaire à Grayan et l’Hôpital et Gérald Tron président de l’association Médoc Culturel, sans qui rien n’aurait été possible).
Claude Jacquot : http://www.atelier314.com
Claude Jacquot, éditeur et photographe sera présent à la bibliothèque de Grayan et l’Hôpital et le jeudi 17 février à 18 heures et le vendredi 18 février à 18 h 30 la salle de l’association Médoc Culturel à Saint-Germain d’Esteuil, pour y présenter son film-documentaire en prolongement naturel de ses deux ouvrages « Nues tout simplement » tome 1 et 2.

Je ne présente plus Claude Jacquot, artiste à l’œil vif et respectueux des femmes qu’il photographie dans leur nudité naturelle et complice Voir mes deux précédents articles le concernant. Son film se compose d’interviews et de commentaires de plusieurs femmes qui se sont improvisées vraies / fausses modèles devant l’objectif de son appareil photo. Une rencontre s’en suivra ainsi qu’une exposition de ses photos et des extraits de textes composés par elles. Car, Claude Jacquot a l’autre particularité de leur donner la parole. L’image se moulant dans le textuel des impressions ressenties, en quelque sorte.
Les modèles ne sont en aucun cas des professionnelles. La plasticité et les aspérités de leurs corps ne sont pas gommées au laboratoire, comme dans le monde artificiel des revues en papier glacé qui font froid dans le dos. Nues à nu en toute simplicité, entre 18 et 73 ans, ce sont elles qui ont choisi les endroits des photos, les poses et les textes d’illustration.
Déjà deux tomes glanés à travers toute la France et le voyage continue.
Claude Jacquot : http://www.atelier314.com